Alors je sentis que celui qui me soutenait retirait son genou et posait doucement ma tête sur une pierre, Je le suivis duregard avec anxiété, et je pus voir le même jeune homme qui était tombé, pour ainsi dire, du ciel au milieu de la mêlée, et que je n'avais pu qu'entrevoir,m'étant évanouie au moment même où il avait parlé. C'était un jeune homme de vingtquatre ans, de haute taille, avec de grands yeux bleus dans lesquels onlisait une résolution et une fermeté singulières. Ses longs cheveux blonds, indice de la race slave, tombaient sur ses épaules comme ceux de l'archangeMichel, encadrant des joues jeunes et fraîches . ses lèvres, étaient relevées par un sourire dédaigneux, et laissaient voir une double rangée de perles .son regard était celui que croise l'aigle avec l'éclair. Il était vêtu d'une espèce de tunique en velours noir . un petit bonnet pareil à celui de Raphaël,orné d'une plume d'aigle, couvrait sa tête, il avait un pantalon collant et des bottes brodées. polo lacoste discount, Sa taille était serrée par un ceinturon supportant uncouteau de chasse, il portait en bandoulière une petite carabine à deux coups, dont un des bandits avait pu apprécier la justesse, Il étendit la main, etcette main étendue semblait commander à son frère luimême, Il prononça quelques mots en langue moldave, Ces mots parurent faire une profonde impression surles bandits. Alors, dans la même langue, le jeune chef parla à son tour, et je devinai que ses paroles étaient mêlées de menaces et d'imprécations. Mais, àce long et bouillant discours, l'aîné des deux frères ne répondit qu'un mot. Les bandits s'inclinèrent. Il fit un geste, les bandits se rangèrent derrièrenous. Eh bien , soit, Grégoriska, dit Kostaki reprenant la langue française, Cette femme n'ira pas à la caverne, mais elle n'en sera pas moins à moi. Je latrouve belle, je l'ai conquise et je la veux. survetement lacoste pas cher Et en disant ces mots, il se jeta sur moi et m'enleva dans ses bras. Cette femme sera conduite au château etremise à ma mère, et je ne la quitterai pas d'ici là, répondit mon protecteur.Mon cheval , cria Kostaki en langue moldave, Dix bandits se hâtèrent d'obéir,et amenèrent à leur maître le cheval qu'il XII LES MONTS CARPATHES. 126 Page 130 Les mille et un fantomes demandait. Grégoriska regarda autour de lui,saisit par la bride un cheval sans maître, et sauta dessus sans toucher les étriers. Kostaki se mit presque aussi légèrement en selle que son frère,quoiqu'il me tînt encore entre ses bras, et partit au galop. Le cheval de Grégoriska sembla avoir reçu la même impulsion, et vint coller sa tête et sonflanc à la tête et au flanc du cheval de Kostaki.